MACRON, LE RENARD AYANT LA QUEUE COUPEE

PROLOGUE :

Un vieux renard, mais des plus fins,
Grand croqueur de poulets, grand preneur de lapins,
Sentant son renard d’une lieue,
Fut enfin au piège attrapé.
Par grand hasard en étant échappé,
Non pas franc, car pour gage il y laissa sa queue ;
S’étant, dis-je, sauvé sans queue, et tout honteux,
Pour avoir des pareils (comme il était habile),
Un jour que les renards tenaient conseil entre eux :
Que faisons-nous, dit-il, de ce poids inutile,
Et qui va balayant tous les sentiers fangeux ?
Que nous sert cette queue ? Il faut qu’on se la coupe :
Si l’on me croit, chacun s’y résoudra.
Votre avis est fort bon, dit quelqu’un de la troupe;
Mais tournez-vous, de grâce, et l’on vous répondra.

A ces mots il se fit une telle huée,
Que le pauvre Ecourté ne put être entendu.
Prétendre ôter la queue eût été temps perdu;
La mode en fut continuée.

Jean de la Fontaine

CITATION

A son discours d’investiture comme président de la République Française, Emmanuel Macron, en guise d’introduction, qualifia le passé de la France d’ ‘’illusoire’’.

Il poursuivit en expliquant que ce qui a fait de la France ‘’un grand peuple’’, c’est
la Révolution de 1789. Et dans toute la suite, il parla bien plus de ‘’République française’’ ou de ‘’République ‘’ tout court, que de France. Selon lui, c’est ce ‘’grand peuple’’ que le monde actuel attendait, celui de 1789, et non pas le peuple de France tout court. Il parla même de ‘’Lumières’’ qui, à l’en croire, allaient désormais illuminer la France et le monde.

DECRYPTAGE

En première écoute, pour la plupart des auditeurs, ces propos étaient anodins, banals, comme ces discours officiels creux qu’on écoute poliment en espérant secrètement que ça ne s’éternise pas.

Mais pour ceux qui comprennent le sens caché, c’était plus intéressant. Car derrière la banalité ‘’rasoir’’ des trémolos, tout était clair. Pour Emmanuel Macron, seule compte la France Nouvelle, celle qui, dépouillée de son ‘’passé illusoire’’, va contribuer à répandre sur le monde la lumière des ‘’Lumières’’. Celle qui ne connaît que des citoyens du monde déracinés devenus ‘’hommes nouveaux’’.

Bref, en peu de mots, Emmanuel Macron a exposé ses convictions et son programme. Son programme : continuer inlassablement la mondialisation, c’est-à-dire la transformation du monde en un village planétaire peuplé de citoyens tous égaux, unis dans une seule et même croyance, celle en l’homme-Dieu, qui n’a rien au-dessus de lui et qui, par la Science, peut se libérer des lourdes contraintes de la nature. Avec en corollaire des immigrations tous azimuts assaisonnées de métissages forcés plus ou moins coercitifs, selon la vigueur des résistances.

LE NON-DIT

Ce programme est pile poil celui défini par les ‘’Lumières’’ au XVIII ième siècle, et adopté par de nombreux groupes, dont des Loges maçonniques et des sectes dont la plus connue est celle des ‘Illuminati’’. Dans le contexte actuel, il implique la destruction des structures politiques locales, états-nations, royaumes, empires, etc, et des patriotismes.

La famille traditionnelle est la plus petite structure politique, avec sa filiation et son patrimoine moral, culturel et matériel qui se transmet de génération en génération. C’est donc un obstacle, car dans le monde des  »Lumières », chaque citoyen doit être seul devant la société. . Il doit naître vierge de tout préjugé et de tout héritage dès sa naissance, et on ne doit semer dans son cerveau que ce que l’état a décidé d’y semer, à égalité dans tous les cerveaux. Donc la famille traditionnelle est un obstacle.

La différence des sexes est une discrimination aliénante, imposée par la nature. Comme l’Homme-Dieu est au-dessus de la Nature, cette inégalité doit disparaître. Il faut donc étatiser la fonction de procréation de l’humanité et libérer les femmes de la grossesse. L’idéal serait de faire naître des embryons dans des couveuses d’état et une fois nés les bébés-éprouvettes, de les élever à égalité, tous, dans des crèches d’état, pour aboutir à des adultes sans filiation. De plus, la différence sexuelle doit découler de la volonté de l’homme-Dieu, et non être subie comme imposée par la Nature. D’où les absurdités dignes d’Alfred Jarry de la ministre Belkacem : sa journée de la jupe, ses journées de l’égalité, ses directives pour forcer des garçonnets à s’habiller en filles et à jouer à la poupée, ses invitations d’assoces homos à donner des  »conférences  » dans des établissements scolaires pendant les heures de cours, ses obsessions de sans cesse réduire des programmes déjà catastrophiquement amoindris, sa rage antiélitiste, son féminisme fanatique.

Ces utopies ont déjà été essayées ; ainsi, dans les phalanstères de Fourier, il n’y avait plus d’épouses : tous les hommes avaient un droit égal à coucher avec toutes les femmes. Ces dernières devaient laisser la porte de leur chambre ouverte et recevaient sans avoir le droit de se refuser, la nuit, les hommes chacun son tour, un différent chaque nuit. Echec cinglant, par les maladies vénériennes qui flambèrent rapidement. Mao-Tsé-Toung, entre 1958 et 1965, à l’époque du ‘’grand bond en avant’’, entendit arracher les bébés à leur mère à la naissance, pour les élever à l’identique dans des grandes crèches d’état. Le fiasco fut retentissant (mortalité désastreuses de ces nouveaux-nés), il a fallu reculer.

Ce n’est donc pas d’aujourd’hui que les partisans des ‘’Lumières’’ s’attaquent aux familles. Ces attaques sont au contraire une constante majeure de leur action.

 

Néanmoins, la République française fut forcée, pour se protéger d’une Allemagne surpeuplée et menaçante depuis l’accession de Hitler à la Chancellerie, de prendre des mesures en faveur des familles à partir de 1936. En effet, à cette époque, dans les guerres, le nombre des soldats était déterminant.

Toutefois, dès les années 1970, une fois les dangers écartés, les attaques contre les familles françaises reprirent progressivement. Ca commença petit, par la suppression du ‘’salaire unique’’ qui donnait aux femmes mariées avec enfant(s) un revenu égal à 75 % du smig. Ca continua par des écornures du quotient familial (QF), sous Giscard. Puis, après 1981, ce fut de l’acharnement, qui aboutit sous Hollande à la quasi-suppression du QF et à la démolition partielle des allocations familiales.

Ces attaques financières ayant atteint leur but, l’acharnement contre les familles se poursuivit autrement, par la promotion des homosexualités, par l’extension du contrat de mariage aux homosexuels, par une sorte de rage contre tout ce qui dépendait encore de la nature dans la procréation humaine. Ainsi, on monta en épingle des ‘’manipulations génétiques’’ en se réclament de la Science ; mais ces manipulations, la plupart grotesques, n’ont de science que le nom et sont en réalité des manipulations politiques.

Ainsi Elisabeth Badinter, dans un de ses livres, déclara souhaiter que ce soient les hommes qui deviennent enceintes.

Dans la même veine, on s’acharna à démontrer que deux personnes de même sexe vivant une vie de couple peuvent former des familles tout aussi viables que les familles hétérosexuelles traditionnelles. De là, au nom de l’égalité, au sommet de l’Etat, il fut décidé de promouvoir ces  »nouvelles familles ». Certains  »cercles de pensée » allèrent jusqu’à prôner la location des utérus des femmes.

Les éleveurs d’ovins, de bovins, de caprins ou d’équins sont tenus à autrement plus de règlements et de précautions que les docteur Mabuse au petit pied qui pullulent autour de ces  »manipulations génétiques » sur les êtres humains, et qui en profitent, au passage, pour s’assurer des revenus scandaleux !

QUELQUES RESULTATS CONCRETS

L’homme nouveau est donc un citoyen de la république universelle mondiale, sans racines, égal à tous les autres, chez lui partout et nulle part, sans autre sexe que celui qu’il souhaite avoir, sans autre famille ni autre sexualité que celle qu’il souhaite Libéré des contraintes sexuelles bassement organiques, libéré d’un passé illusoire qui l’enchaînait à une patrie étriquée et surannée ; un homme tourné vers l’avenir, un avenir décidé par lui et pour lui, strictement individuel et sans attaches. Idem pour les femmes nouvelles : libres, indépendantes, festives, passant d’homme en homme pour simplement ‘’s’éclater’’, d’homme en femme, de femme en homme ou de femme en femme si ça leur plaît, libres des contraintes de la grossesse grâce aux couveuses d’état, libres de toute contrainte de maternité grâce aux crèches d’état, et grâce à la Science, libres de changer de sexe si ça leur chante.

Nous sommes, à ce stade où j’écris, en pleine phase de mise en oeuvre de ces programmes. On peut juger des premiers résultats en contemplant ses produits inédits, multicolores et variés défiler par les rues, lors des  »Gay Pride », à Paris, à Tel Aviv et autres lieux  »chauds ».

 

POURQUOI NOUS EN SOMMES LA, PREMIERE PARTIE

 

Dans tout ce qui précède, une grande absente : la Beauté. Aussi bien celle de l’âme que celle du corps.

De tout temps, la beauté a dérangé la gauche. Elle n’en parle presque pas, et presque jamais. Oyez les musiques promues par la gauche : laides, nulles, ou absconses (exemple : Stockausen).

La beauté d’un couple hétérosexuel dans sa plénitude physique et morale n’est jamais valorisée.

On a beau soutenir le contraire, il faut se faire violence pour trouver  »beau » le spectacle de deux hommes en pleine sodomie.
Mais il existe de nombreuses oeuvres d’art de toute beauté célébrant l’étreinte humaine hétérosexuelle. Et il existe d’innombrables sublimes oeuvres d’art célébrant la beauté du couple humain hétérosexuel (danse, sculpture, musique, patinage artistique, oeuvre littéraires, tableaux de peintres géniaux…) et même architecture : le Palais d’Halicarnasse a été une des sept merveilles du monde, il a été érigé comme témoignage, devant l’univers, de l’amour conjugal entre un homme et une femme.

Qu’est-ce qui est beau ? demande Socrate dans un des plus célèbre Dialoguea. Il ne parvient pas à conclure, mais dans une première approche, il circonscrit la question autour de la Vie.
Ainsi il explique que ce qui est beau dans le spectacle d’un cheval au galop, c’est l’adéquation parfaite entre la conformation de son corps, et sa course en pleine action, cette course pour laquelle ce corps est bâti. La Beauté ne peut être éprouvée que par des vivants, et son spectacle entraîne le souhait qu’il se perpétue, donc que cette perfection de la vie ne connaisse jamais de fin. La mort, c’est laid.

Or les corps individuels sont mortels. La réponse de la Vie à la Mort, c’est la sexualité, grâce à laquelle une espèce vivante se perpétue à travers des durées si longues qu’elles échappent à l’entendement et saturent la mémoire. La Beauté des espèces vivantes supérieures culmine dans l’union de deux êtres, une union qui va déjouer la mort individuelle.

Ce n’est pas la puterie qui aurait pu soulever tout un peuple pour arracher Hélène à Ilion : Ménélas, dans son Palais, ne manquait ni de courtisanes ni de concubines, mais toutes ensemble, elles n’auraient jamais pu remplacer l’épouse que Pâris lui avait enlevée pour l’emmener à Troie.
Ulysse se voit proposer l’immortalité par la déesse Calypso à condition de rester à jamais auprès d’elle dans sa grotte magique, pourvu qu’il renonce à son épouse Pénélope : il préfère rester mortel et revoir son épouse, qui l’attend. Essayez de l’imaginer renonçant à Calypso et à l’immortalité pour rejoindre, à son retour à Ithaque, un ex-giton ou un ex-mignon ! et pire, essayez d’imaginer un ex-giton ou un ex-mignon attendre Ulysse pendant vingt ans ! cette seule pensée déclenche mépris et haussement d’épaules ! Wagner aurait-il composé la musique de Tristan et iseult si on avait remplacé ces deux amants par la vieille tante Bergé et son nouvel  »époux » (âgé de cinquante ans…) ? cette idée déclenche instantanément un haut-le-coeur !

Ainsi, si on ôte à la Beauté et à l’Esthétique tout ce qui est lié à la sexualité en ce bas-monde, il faut supprimer la plupart des oeuvres d’art.

Toutefois Platon va plus loin : pour élargir la question, il se place hors de ce monde : dans son  »monde des idées », dans lequel il retrouve la Beauté, mais une autre Beauté. Une Beauté immuable, purement spirituelle. La source de la Beauté est périssable, mais son souvenir est inaltérable. Pour rencontrer la Beauté en soi, il faut se placer dans le monde spirituel. Ainsi la logique impeccable d’un imparable raisonnement mathématique est belle. Le Beau et le Bien en tant que concepts sont incorruptibles.

C’est pourquoi la conception de l’Homme-Dieu forgée par les  »Lumières » échoue : elle bute sur l’obstacle unique, principal, le seul sérieux : celui de la Mort.
C’est ce qui empêche cette conception d’être belle.

L’Homme-Dieu ne pourra jamais exister et n’a jamais existé, parce qu’il ne peut pas exister d’Homme-Dieu immortel. Dans l’univers matériel où nous sommes tous plongés de notre vivant, rien n’est éternel, rien n’est inaltérable. Le système solaire lui-même aura une fin, les étoiles familières que nous observons auront aussi une fin, les galaxies aussi !

La procréation humaine qui permet des survies à l’échelle de plusieurs milliers de siècles est quelque chose d’inconcevable, c’est un grand mystère, c’est pourquoi la sexualité a engendré la Beauté.

La Beauté est sexuelle, au sens cosmique du mot. L’attirance magique d’un homme pour une femme avec qui il sait qu’il va partager sa vie a une force infiniment plus grande que celle qu’il éprouvera pour une superbe courtisane capable de le rendre fou pour une ou quelques nuits ; mais ces nuits n’auront jamais rien à voir les lunes de miel nées d’un amour total, à la fois sensuel et spirituel, la fusion des âmes et des corps, qui ne peut exister si on supprime l’un ou l’autre. Jean Gabin, dans sa célèbre et unique chanson, a très bien exprimé cette transcendance :

Soixante coups vont sonner à l’horloge/(….)
L’amour, je ne sais pas/
Mais j’sais que quand quelqu’un vous aime/
Il fait très beau/
J’peux pas mieux dire, il fait très beau/

 

Voilà pourquoi l’homme nouveau néglige la Beauté. L’homme nouveau est tronqué, il sait confusément, au fond de lui-même, qu’il a perdu, en renonçant à ses racines, à son passé, en fuyant la formidable aventure de fonder une vraie famille avec père, mère et enfants, la partie principale de son âme. Et c’est pourquoi il éprouve tant d’hostilité envers l’amour hétérosexuel, qui lui met cruellement sous les yeux ce qu’il a bêtement abandonné à jamais.

 

 

L’homme nouveau est un renard à la queue coupée, qui a conscience de son infortune et qui a besoin de pareils pour la supporter.

C’est pourquoi, quand on lui demande de se tourner pour voir un peu ce que ça donne, il déclenche les risées !

En résumé, l’amour hétérosexuel désiré dans toute ses dimensions, puis accompli, donne une idée du Ciel, et tout le reste donne une idée de l’Enfer. L’Enfer a ses séductions, c’est pourquoi ce ‘’tout le reste’’ séduit tant de personnes naïves…..

 

POURQUOI NOUS EN SOMMES LA, SECONDE PARTIE

 

Les ‘’lumières’’, on le voit, sont un projet, rien d’autre. Elles se réclament de la Science.

Or, leur projet n’a rien de scientifique.

 

Causes Internes :
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La religion catholique n’a rien compris à cette usurpation de la Science par les  »Lumières ». Vu l’ascendant qu’elle exerçait sur les masses, elle aurait pourtant pu lutter victorieusement, si elle avait compris l’étendue de cette mystification. Mais les catholiques se sont fait avoir, par leur faute. Un cheminement pervers a commencé par cette prétention fatale à faire entrer la Science dans leurs dogmes. Ca ne fonctionnait pas, alors ils se sont raidis, et au lieu, comme ils auraient dû, d’applaudir à chaque progrès des Sciences, ils ont adopté envers elles une attitude condescendante. Mais la Science avançait, alors qu’eux restaient bloqués dans leurs dogmes invariables, qu’ils opposaient stupidement aux avancées de la Science, d’où des échecs, qui ont fini par compliquer leur sourde hostilité envers la Science d’une sorte de timidité devant ces  »Lumières » qui se réclamaient d’elle. Ils ont fini par prendre conscience qu’ils étaient en quelque sorte largués par la Science, d’où cette lente dérive qui les a ramenés vers elle à travers des compromissions de plus en plus fatales avec les  »Lumières ». S’ils avaient pris d’emblée la Science à bras-le-corps en se plaçant hardiment dans son camp, tout en séparant avec rigueur le spirituel et le temporel, c’est eux qui se seraient réclamés de la Science, en soutenant sa liberté et son indépendance, ce qui n’aurait jamais interféré avec le message spirituel de leur religion, puisque ce qui est spirituel n’est pas de ce monde, alors que la Science, par essence, est de ce monde. Ils auraient pu, sans aucun risque, encourager à fond l’étude des sciences dans les universités catholiques, et tout faire pour y attirer les meilleurs scientifiques de leur temps, à chaque époque. Cette conception libre et ouverte de la Science aurait renvoyé les  »Lumières » dans leurs cordes totalitaires ! le marxisme et le socialisme n’auraient jamais pu naître du ventre maudit de ces  »Lumières »….

 

Malgré les personnalités brillantes qui ont honoré le catholicisme, c’est donc la médiocrité intellectuelle collective de l’église catholique qui a laissé un boulevard aux  »Lumières », ce qui ne pouvait manquer de conduire tôt ou tard à tous les désordres actuels.

Pour s’en faire une idée, il suffit de lire attentivement l’histoire de Galilée dans Wikipédia. Une lecture approfondie de ce texte, éclairée par une honnête culture scientifique, explique tout. Bien sûr, les ‘Lumières’’ ont exagéré les misères matérielles faites à Galilée, on voit bien dans ce texte que ces exagérations n’étaient que calomnies anticléricales. Mais cela reste anecdotique, et n’ôte rien aux responsabilités de l’église dans l’affaire. Car l’essentiel, l’impardonnable, c’est d’avoir laissé condamner Galilée. Oh c’est tout en demi-teinte, on ne le condamne que pour avoir déclaré vrai ce qui n’était que supposé par lui, et on laissa la parole à ses disciples et admirateurs. Mais le mal principal, la faute tragique, est quand même dans cette condamnation, bien qu’elle soit adoucie par de nombreuses circonstances atténuantes.

Car cette condamnation vient d’où ? de la prétention des catholiques à soumettre la science à la censure de gardiens des saintes écritures ; il fallait à tout prix que la science ne présente pour vrais que des articles qui ne mettent jamais en défaut ces saintes écritures.
Les vrais scientifiques catholiques ne pouvaient admettre cette censure a priori. Même ceux, proches du pape, qui ont approuvé cette condamnation, désapprouvaient cette censure au fond d’eux-mêmes, mais ils n’ont eu ni l’audace ni la force de faire prévaloir les exigences de la science.

Quoi qu’on dise, l’église aurait pu mater cette cabale (venue des contre-réformateurs extrémistes) qui a réussi à arracher au pape cette condamnation qu’il aurait tant voulu éviter. Il aurait suffi d’un vrai chef, qui fasse taire toutes ces dissensions, au besoin par la force. Ce pape-là n’avait pas l’envergure nécessaire, parce que l’idée qu’il se faisait de la Science était sclérosée, agrippée aux Anciens (Aristote notamment), sans voir que les Anciens eux-mêmes avaient fait de la question de trancher entre héliocentrisme et géocentrisme un débat ouvert, resté pendant. Or là il ne s’agissait pas de trancher, Galilée n’en demandait pas tant, il s’agissait de lui reconnaître l’entière liberté de défendre ses thèses, dont il avait déjà donné tant de présomptions de preuves. Pour cela, il aurait fallu à ce pape une solide conviction intime que le rôle de l’église doit toujours se cantonner au domaine purement spirituel, sans interférer avec les sciences, domaine séculier par essence. Toutes proportions gardées, la faute de l’église qui a condamné Galilée est identique à celle de nos actuels évêques de France (et d’Ailleurs aussi) qui chèvrechoutisent avec les franc-maçons, en intervenant dans le domaine social, en pesant le pour et le contre dans les théories socialistes, etc. Pour un vrai catholique, le salut des âmes ne saurait être assuré ni dans ni par le Siècle.

Le dernier pape qui le comprenait a été Pie XII, qui, on ne le souligne jamais, s’est déclaré ni choqué ni impressionné par la théorie du Big Bang qui venait de sortir ; (sous Galilée, les censeurs de cette théorie se seraient déchaînés !). Ce pape n’a jamais mis en cause l’indépendance intellectuelle de la Science. On peut remarquer que post mortem, il a été et est violemment attaqué de façon récurrente, sous tel ou tel prétexte sentant à plein nez la mauvaise foi : les mondialistes ne se trompent jamais d’ennemi !
La rigueur philosophique de Pie XII dans le domaine spirituel était inattaquable, même par les non-croyants scientifiques agnostiques. Jamais Pie XII ne s’est mêlé de querelles temporelles. Il a toujours, inlassablement, remis l’église qu’il dirigeait sur les rails d’une spiritualité incorruptible. Pie XII n’aurait jamais accepté de condamner Galilée, il n’aurait jamais accepté qu’il lui soit fait un procès, car à ses yeux, ç’aurait été déchoir pour la Sainte Eglise qu’il représentait sur Terre. Il aurait alors, peut-être, sauvé l’Eglise, car Galilée est le cheval de bataille principal des Lumières contre le catholicisme, le prétexte majeur qui a servi à toutes les sauces pour taxer les catholiques d’obscurantisme

 

Causes externes :
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catholicisme déficient ou pas, il n’en reste pas moins que les  »Lumières » escroquent le public en se réclamant des Sciences.

En premier lieu, l’instrumentalisation de la Science dans les débats sociaux est en soi un acte profondément antiscientifique, car il porte en lui toutes les censures, tous les lyssenkismes, toutes les fatwas, toutes les excommunications, toutes les persécutions, toutes les Inquisitions qui accompagnent partout et toujours les totalitarismes. Donc en prétendant porter un projet social au nom de la Science, les  »Lumières » se conduisent en militants d’un totalitarisme de plus sur cette planète.

La vraie science est libre et indépendante, ou elle n’est pas. Elle ne saurait donc prêter serment à quelque pouvoir temporel que ce soit. Et les  »Lumières », par leurs pratiques bien connues, se comportent en pouvoir qui ne se refuse aucun attribut des pouvoirs.

Comme dit plus haut, les  »Lumières » se sont posées en religion, la Der des Der, espèrent-elles (une dernière Grande Illusion aussi ?). Elles utilisent tous les attributs des religions d’antan, y compris les forces armées (OTAN, Casques bleus). Elles ont leurs dogmes : l’égalité, mot racoleur peu précis. Leurs saintes écritures : les ‘’valeurs républicaines’’, les diverses versions des ‘’Droits de l’Homme’’; la certitude que l’Homme-Dieu peut transcender la nature, y compris sa propre nature (théories du genre)

Les  »Lumières » ont leurs hérétiques : tous ceux décrétés ‘’d’extrême droite’’. Leur clergé régulier : tous les employés des médias officiels, du plus humble au plus prestigieux. Leur clergé séculier : les membres des associations agréées par le clergé régulier (MRAP, LDH, LGBTi, LICRA, etc). Leur Index : tous les ouvrages soupçonnés de complaisance envers les thèses nationalistes ou identitaires (Ainsi, lire Louis Ferdinand Céline est un péché grave, qui nécessite, de la part du lecteur soucieux de ne pas voir son républicanisme entaché, des excuses publiques assorties de honte et de regrets). Leurs fatwas : ainsi jean-Marie Le Pen fut frappé d’une fatwa suite à l’affaire du détail, qui dure encore 39 ans après. Leur tribunal de l’Inquisition : celui de la XVII sème chambre correctionnelle ; leurs inquisiteurs : les membres haut placés du clergé régulier et du clergé séculier. Leurs milices (groupuscules d’extrême gauche).
Avec leurs forces armées, comme les papes d’avant 1820, les  »Lumières » n’hésitent pas à déclarer et mener des guerres pour combattre l’hérésie (bombardements de Belgrade par l’OTAN, pour sanctionner et empêcher ce qu’elles ont appelé le  »nettoyage ethnique » prétendument mis en oeuvre par Milosevitch).
Les  »Lumières » intentent couramment des procès en sorcellerie (quand les juges condamnent des propos pouvant devenir séditieux quand on les interprète dans un certain sens, et sanctionnent l’intimé en fonction de cette interprétation). Leurs procès ‘’in memoria’’ (Comme ces nombreux procès à Philippe Pétain 65 ans après sa mort, après avoir prétendument découvert, chaque fois, de nouveaux chefs d’accusation)

 

 

Les Lumières détestent la Science
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La science est la principale arme de l’humanité face à une nature qui ne fait pas de cadeau. Elle n’a d’autre but que de sans cesse élargir et approfondir les connaissances humaines objectives puisées dans l’univers matériel observable, directement ou par l’utilisation de moyens matériels d’observation indirecte. Elle est fondamentalement logique (mathématiques), ou objective, c’est-à-dire fondée uniquement sur les piliers : observation, expérience, théorisation, confrontation théorie-expérience.

L’essence des sciences dites exactes est mathématique. Galilée exprimait cela ainsi : ‘’la nature est lisible à livre ouvert quand on connaît son langage, et son langage est mathématique, ses objets sont des points, des droites et des triangles’’.

Les sciences d’observation se réclament de la méthode objective définie une fois pour toutes par Descartes.

Or les  »Lumières » n’ont pas une attitude scientifique. Elles interviennent dans le domaine spirituel, qui est immatériel.
On vient de le voir, leur action est celle d’une dictature totalitaire. Elles se sont constituées en nouvelle religion, avec des croyances irrationnelles ; leurs dogmes sont irrationnels : l’égalité ne peut jamais être définie clairement. La certitude que l’homme peut modeler à son gré sa propre nature n’est fondée sur aucune expérience. Les  »Lumières » ont inventé de nouvelles superstitions, stylisées dans des symboles ésotériques, dans leurs ridicules rites d’initiation des franc-maçons, quand il doivent boire je ne sais quoi dans des crânes humains et qu’ils doivent passer une nuit entière allongés dans un cercueil en compagnie de tels crânes, histoire de se sensibiliser à on ne sait quels mystères.

Sur le chapitre des ‘’manipulations génétiques’’, n’importe quel vrai scientifique démasquera en un clin d’oeil la charlatanerie : voilà des gens qui prétendent, en deux ou trois générations, changer biologiquement la nature humaine ; nous avons des preuves de la présence d’humains sur Terre déjà dix millions d’années avant J.C. L’ère quaternaire se définit comme celles des grandes glaciations et date d’environ 2 millions d’années. Donc il y avait des êtres humains en pleine ère tertiaire, huit millions d’années avant l’ère quaternaire. L’ère tertiaire se caractérisait par des végétations géantes et des quadrupèdes presque tous disparus aujourd’hui. L’atmosphère terrestre contenait bien plus de CO2 que maintenant ; on ne sait trop où en était la carte des continents actuels. On a du mal à déterminer le climat précis qui prévalait. L’ère quaternaire a connu au moins quatre glaciations, dont la dernière, la plus courte, a duré environ 110 000 ans et s’est terminée environ 15 000 ans avant J.C. Des trois glaciations précédentes, l’une d’elles a duré 800 000 ans et une autre, 500 000 ans. Pendant chacune de ces glaciations, les mers et océans étaient 200 m plus bas qu’aujourd’hui (L’Angleterre n’était pas une île) et à la latitude de Nantes, l’épaisseur de la couche de neige et glace était environ 3000 m. La quantité d’eau douce piégée dans l’hémisphère nord était le triple de celle aujourd’hui piégée dans l’Antarctique continental (40 000 km3) donc environ 120 000 km3. C’est la fonte de cette couche gigantesque qui fait chaque fois remonter les mers et océans de 200 m en moyenne. On imagine la période cataclysmique provoquée par la débâcle de toutes ces neiges et glaces. Pour s’en faire une idée : l’Amazone à son embouchure charrie environ 100 000 m3/seconde (à peu près 80 km de large), soit 3150 km3 par an. L’Antarctique continental (14 millions de km2) supporte une couche d’eau douce gelée ou en neige, de 3000 m en moyenne, donc au moins 40 millions de km3 d’eau douce. Donc la glace/neige fondue dans une déglaciation des grandes glaciations avoisinait 120 millions de km3, c’est-à-dire l’eau qui serait charriée à leur embouchure par 38 Amazones pendant mille ans ! ce qui laisse à penser l’inimaginable agitation de l’atmosphère terrestre et de sa croûte des 1000 premiers mètres de profondeur pendant l’une de ces déglaciations (toutes les légendes sur le Déluge, qui sont communes à la totalité des religions, viennent de là). Une déglaciation durait au moins mille ans.

Ainsi, l’humanité a traversé jusqu’à nous ces événements titanesques qui ont relié la fin du Tertiaire à la dernière déglaciation du Quaternaire, en produisant environ CINQ CENT MILLE GENERATIONS D’HUMAINS (au minimum). Notre physique n’a que peu évolué pendant tout ce temps. Il apparaît donc que du point de vue de la survie, la faculté d’adaptation de l’humanité aux climats de notre planète est exceptionnelle, quasiment inconcevable, ce qui prouve l’incroyable fiabilité de la procréation naturelle ainsi que l’incroyable longévité de l’humanité telle que nous la connaissons. Et ces  »Lumières » voudraient défier et rivaliser avec la Nature, en deux ou trois générations, en capacité de survie à long terme ? charlatanerie gratuite ! qui ne dupera personne. Des bricolages ‘’génétiques’’ de médecins douteux seraient plus forts que cette Nature ? allons donc ! Un vieux proverbe résume toute la sagesse qui s’oppose à cette folle idée :

 »On ne commande à la Nature qu’en lui obéissant »

Les chiffres ci-dessus sont vertigineux. Ils montrent que nos connaissances actuelles ne sont rien par rapport à tout ce que nous ne comprenons pas encore. Nous ne pourrons jamais tester des bricolages génétiques sur de longues périodes, capables de traverser une centaine de milliers de siècles sans détérioration des programmes. Le principe de précaution nous impose de ne rien changer à la nature tant que nous ne maîtrisons rien….

CONCLUSION FINALE

La plus grande honte des  »Lumières », c’est d’avoir supprimé la liberté d’expression dans toute l’Europe pour parvenir à leurs fins. Les  »Lumières » ne peuvent pas donner au monde une meilleure preuve qu’elles haïssent la Science. Combien de Galilée condamnent-elles ici et maintenant ?
Avec cette nuance : là où l’Eglise catholique a matériellement ménagé Galilée, et a su limiter sa condamnation à la sphère intellectuelle, sans vraie incidence matérielle, les  »Lumières », au contraire, accompagnent leurs fatwas de sanctions matérielles et morales féroces, impitoyables, ce qui les range au rang de dictatures totalitaires, reproche qu’on ne pouvait pas adresser au catholicisme du temps de Galilée.

Le flambeau de la Science est donc à terre. Après la grande illusion, entretenue jusque dans les années 1960, de la parfaite symbiose entre les ‘ Lumières » et la Science, les masques sont tombés, les imposteurs ne trompent plus personne.
Il revient à tous les patriotes, gentiment rassemblés dans ce qu’ils appellent la ‘’fachosphère’’par les partisans des ‘’Lumières’’, de reprendre ce flambeau fièrement, tous ensemble et sans complexe, qu’ils soient croyants ou non, catholiques, juifs ou protestants. En unissant la Science avec l’humanisme spiritualiste des grandes religions du monde blanc, ce sera tâche aisée, et nous disposerons alors de bases saines pour remettre nos sociétés traditionnelles sur de bons rails, pour longtemps cette fois. Tous les espoirs d’une nouvelle et belle étape de notre extraordinaire aventure dans cet univers nous seront alors permis.

LR

 

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8 commentaires pour MACRON, LE RENARD AYANT LA QUEUE COUPEE

  1. ATHENA dit :

    Cherchez pas, il n’en a pas ( queue ) … C’est une tarlouzzzzzzzzzzeeeeeee…. Bye….

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  2. Biker48 dit :

    Macron a répondu a votre Fable de la Fontaine « je m’en fous si on me coupe la queue j’utiliserais celle à Trudeau »…

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  3. Jean NOGUES dit :

    Chère Clotilde,

    votre message prouve que vous n’avez pas lu l’article. Tout ce que vous reprochez tombe à plat, puisque justement il est expliqué longuement que Galilée n’a pas été persécuté, et que les accusations prêtées par les Lumières au sujet de l’affaire Galilée sont non fondées et relèvent d’un anticléricalisme grossier.

    L’article précise clairement que les reproches scientifiques portaient sur des points assez techniques.

    Cependant, la condamnation a bel et bien été obtenue, c’était une condamnation purement intellectuelle et qui n’a eu aucune suite matérielle, vraiment c’est ennuyeux, vous avez vu  »Galilée’ et vous n’avez rien lu après ! vous avez cru que l’article allait se poursuivre par les poncifs habituels !

    Lisez l’article en entier, et vous verrez que les reproches envers l’église sont parfaitement fondés, ce ne sont pas ceux que croit le vulgaire qui ne fait pas l’effort de s’informer et qui croit stupidement tout le pathos républicain.

    Il est expliqué que l’église s’est suicidée intellectuellement et moralement dans l’affaire parce qu’il y a eu condamnation et que ça a servi aux Lumières, par leur mauvaise foi, à la faire passer pour obscurantiste; Ce sont les contre-réformateurs qui ont obtenu la condamnation toute morale de Galilée. Il est même dit dans l’article que les personnalités les plus intelligentes de l’église de l’époque étaient consternées de cette condamnation et la désapprouvaient; Même le pape était désolé. Mais c’est un fait, il a manqué à l’église, dans une affaire essentielle, de l’intelligence et de la fermeté, notamment envers ses extrémistes imbéciles.

    L’Eglise n’a pas compris que la Science devait rester indépendante de ses enseignements spirituels.Et dans l’époque actuelle, cet aveuglement, il faut le dire, continue ! de quoi se mêle l’église quand elle accepte de donner son opinion sur tout et n’importe quoi, quand il s’agit de questions purement matérielles ? ce faisant, elle entre dans l’engrenage fatal des querelles sociales, dans lesquelles elle aura toujours, structurellement, une longueur de retard, et où elle n’aura de toutes façons que des faux amis, qui ne rêvent que de la faire disparaître pour toujours. Quelle pitié, ces évêques de France qui finissent par des hypocrisies insupportables sur des questions comme l’avortement ou la contraception ! après des combats sans espoir, elle finit par craquer hypocritement, d’où ces églises désertes et cette déchristianisation déplorables. Il faut être aveugle pour refuser de regarder ça en face ! un exemple : la loi Veil était raisonnable et humaine, si l’église l’avait compris et s’y était cramponnée, elle aurait pu agir pour éviter toutes les dérives qui ont suivi à partir de 1981 ! au lieu de cela, elle a mis dans le même sac Simone Veil et les pétroleuses qui utilisent aujourd’hui l’avortement comme moyen de contraception, voilà où conduit la bornitude ! Simone Veil, avec un peu d’intelligence, aurait pu dans cette affaire devenir la meilleure amie de catholiques éclairés et intelligents ! lisez Virginia Vota, dans une vidéo où elle défend courageusement Simone Veil, elle a expliqué cela mieux que moi, Vous ne pourrez pas lui dénier qu’elle est une vraie catholique sincère, de la trempe de celles qu’on ne manipule pas !

    Pie XII, face au viols de centaines de nonnes dès les premiers troubles au Congo Belge, n’a pas hésité une seconde, il a ordonné d’avorter immédiatement toute les nonnes qui étaient tombées enceintes suite à ces viols.

    La défiance philosophique de l’église envers les sciences l’a perdue. Elle n’a jamais compris qu’il fallait au contraire s’appuyer sur elle pour assurer son avenir, sans jamais intervenir dans les détails techniques.

    Enfin, ne voyez-vous pas qu’un prélat n’a aucune qualité pour discutailler sur le fond avec des scientifiques authentiques ? le simple fait que Galilée a été traduit devant un tribunal catholique est une absurdité ! prétendriez-vous, avec votre seule foi, discuter la théorie des fonctions fuschiennes de Poincaré ? il faut laisser les scientifiques travailler et tâcher d’utiliser leurs découvertes, inventions et travaux pour le souverain Bien, c’est tout ! Imagineriez-vous Henri Poincaré traduit devant un tribunal religieux pour avoir le premier compris ce qui devait devenir la Relativité Restreinte ? pensez-vous sérieusement que la lecture des Evangiles permet de soutenir un débat avec Henri Poincaré sur les liens entre fonctions modulaires et pavages de l’intérieur des cercles ? eh bien c’est exactement ce qui a été fait à Galilée, des prélats ont osé débattre avec lui de la validité de ce qu’il avait conjecturé après des milliers d’heures de travail !

    Vous parlez de Galilée ,mais savez-vous qu’il a procédé dans sa vie à plus de 18 000 observations astronomiques, et savez-vous qu’aujourd’hui, on n’a pas fini de les vérifier toutes ? et savez-vous que TOUTES celles qu’on a vérifiées avec nos moyens modernes (plus de 15 000 à ce jour) n’ont pas permis de relever une seule erreur significative dans les résultats de ses observations ? qu’avaient observé les prélats qui se sont permis de donner leur avis sur ses travaux ? combien d’heures avaient-ils passées à chercher à comprendre son oeuvre ? allons donc !

    L’article, lisez-le vraiment. Il propose une porte de sortie par le haut aux catholiques. Votre réaction épidermique démontre la nécessité de définir une telle porte. L’article leur propose de prendre les sciences à bras-le-corps, sérieusement, franchement,sans louvoyer ni ergoter avec des gestes bénisseurs de prélats qui ont toute leur vie soupesé le pour et le contre, pour finir par caner, invariablement, devant les maçons de tout poil et les sectes affiliées qui dirigent l’Europe en ce moment !
    Si l’Eglise, au lieu de se croire infaillible en ce bas-monde, consentait cet effort une bonne fois, sans circonlocutions soporifiques à l’infini, le renouveau salvateur serait possible. Pourquoi ? mais parce que ses ennemis jurés, justement, ont renoncé à la Science ! c’est le moment ou jamais de la reprendre, enfin, en la respectant et non en l’instrumentalisant comme les font les Illuminati et autres sectes pour diminués mentaux !

    Ouvrez les yeux : les socialistes, en ce moment, se vautrent précisément dans tous- les obscurantismes, dans tous les lyssenkismes, dans tous les arbitraires, dans tous les totalitarismes qu’ils dénonçaient avec force jusqu’au seuil des années 1960 !

    L’instruction publique ? saccagée, détruite, souillée ! par qui ? par les actuels socialistes, alors que dans les années 1880-1960, l’instruction publique de qualité était conçue comme la voie royale de promotion intellectuelle etc morale du peuple par les socialistes d’avant 1960 !

    La santé publique, qui fut le cheval de bataille majeur du Front Populaire (avec une incontestable réussite, cf Léo Lagrange, Alfred Nakache etc) ? ils s’en moquent royalement, cyniquement ! ils ont remplacé ça par les salles de shoot pour tous, ils ont détruit la médecine scolaire, ils vont détruire celle du travail, ils traitent de fascistes tous les français qui demandent un contrôle sanitaire sérieux aux frontières ( ce qui diminuerait énormément les immigrés clandestins ), ils vont bientôt décréter que l’hygiène est fasciste ! anti-écologiete ! vous verrez !

    Le viol, ce crime abominable ? en Suède, des juges, au nom de la religion antiraciste, se mettent à ne plus le condamner, au nom du respect des coutumes de ces  »nouvelles populations  » ! vous verrez qu’on va finir, par le même  »raisonnement », par légaliser l’excision !

    La baisse du niveau de vie, la partie la plus vulnérable du peuple réduite à la pauvreté, ou au chômage celle qui travaille encore croulant sous les impôts : exactement ce que leurs devanciers se juraient d’éradiquer !

    L’objectivité scientifique ? fini ! terminé ! abandonnée sur la route ! plutôt la pauvreté que revenir à la Science, à l’instruction de qualité, élitiste au sens noble du mot, à la santé publique pour tous ! Ainsi, les absurdités éoliennes sont présentées au peuple comme un progrès alors que c’est une catastrophe, un scandale d’Etat, à l’heure où le nucléaire civil avance à pas de géant partout dans le monde (cf les programmes herculéens de la Chine et du Japon en ce domaine). Savez-vous qu’aujourdhui, nous n’aurions pas en France assez d’ingénieurs pour construire le programme nucléaire réalité entre 1973 et 1981 ?

    La France voit ses scientifiques de haut niveau fuir leur pays. Il y a plus de professeurs de Mathématiques de haut niveau FRANCAIS en Californie qu’en France ! plus d’ingénieurs de très haut niveau FRANCAIS hors de France qu’en France ! c’est ça, la promotion du peuple par les prétendues élites socialiste actuelles !

    L’obscurantisme culmine dans nos tribunaux, avec ces jugements qui puent la discrimination positive et désespèrent des tas de gens de bonne volonté et dotés d’un excellent niveau intellectuel… !

    Si l’Eglise continue sur son actuelle lancée, elle va obligatoirement finir comme ceux qui discutaient du sexe des anges à Byzance pendant que les barbares abattaient ses murailles !
    Si elle ne profite pas de l’actuel abandon de le Science par ses plus mortels ennemis, eh bien c’est qu’elle va mériter ce qui va lui arriver ! elle continuera dans la même voie que le père Hamel, qui continua de prôner la diversité, le relativisme des discriminations positives et autres sottises jusqu’au moment même où il n’a plus pu parler parce qu’on venait de lui plonger un couteau dans la gorge !

    Mais pourquoi avez-vous perdu votre temps avec l’affaire de Galllée, dont l’article en question, justement, a bien exposé la façon malhonnête dont les ennemis des catholiques l’ont exploitée ? intéresse-vous au fond, à la nécessité de ramasser par terre tout ce que les socialistes actuels saccagent, salissent ou abandonnent !

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    • Clotilde de France dit :

      On dénigre trop souvent l’Église catholique en disant qu’elle n’est pas à la pointe du progrès qu’il faut qu’Elle serve l’homme etc…L’Église n’a jamais été opposée à la science comme il est dit .Elle a apporté son soutien à maints efforts scientifiques . Beaucoup de scientifiques ont bénéficié du soutien de Celle-ci (L R dit le contraire dans le premier paragraphe des « causes internes »)

      Quant à Galilée il y avait des précisions qui pouvaient apporter un plus comme : Copernic et Paul III, Osiandes protestant et Martin Luther,Keppler ….. c’est pourquoi je les ai insérées

      enfin pour tout ce qui se rapporte aux lumières et à toutes les gnoses je suis assez au courant ayant des conférences avec Monsieur Couvert le spécialiste de la gnose .Mais je vous remercie d’avoir répondu

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      • Jean NOGUES dit :

        De quelle Eglise parlez-vous ?
        C’est celle de maintenant qui importe Elle est vendue à la gauche, elle participe à toutes les manie antinucléaires. Elle fricote avec le communisme, elle pratique la surenchère sur l’immigration de masse. Le pape actuel a même demandé que nous soyio,s plus solidaires avec ces envahisseurs. Elle approuve tout ce qui décourage, elle n’a rien fait pour soutenir LMPT, on l’a bien peu entendue sur la GPA PMA et Cie. On ne l’entend plus jamais dénoncer le viol, or ça ce serait de son ressort, la dignité humaine, en plus les femmes sont es victimes principales. En toute chose, l’Eglise de maintenant, sur les questions fondamentales qui nous désespèrent, s’abstient, comme Marie Le Pen s’estvtue sur l’inéligibilité des uns et la non-inégibilité des autres.

        L’Eglise française de maintenant soutient par action et par omission toutes les saloperies qui viennent des socialistes. Elle ne soutient rien de ce qui vient des sphères nationalistes, identitaires, LMPT, anti-invasion par l’immigration de masse. Elle est complice passive, muette, par action et par omission de toutes les dérives qui assassinent la France et les français depuis plus de trente ans. Elle se dit amie du peuple mais de quel peuple ? dans les faits, bien qu’elle se prétende amie du peuple, elle n manque pas une occasion de dénoncer le  »populisme », vocable marxiste inventé pour dénigrer le peuple. Elle soutien l’égalitarisme, elle en rajoute à chaque piaillement des MRApistes, des Licraistes et des macronistes.

        Vos interventions ne sont partagées que par une infime minorité de catholiques tricards, vous le savez ! en vérité, vous avez plus d’ennemis parmi les catholiques français d’aujourd’hui qu’en dehors d’eux. L’Eglise français d’aujourd’hui distille mielleusement le désespoir et la haine, elle ne convainct plus personne parmi ceux qui aiment notre pays et réfléchissent. Elle se conduit en ennemie de ces personnes-là.

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      • Jean NOGUES dit :

        En plus, l’Eglise actuelle fricote avec le Coran, c’est tout dire ! l’article de LR propose une porte de sortie au catholiques sincères, mais ne parle pas de l’Eglise catholique d’aujourd’hui ! les catholiques visés, il ne s’en trouve quasiment pas dans l’Eglise de maintenant ! et surtout pas au Vatican, avec son chef qui chevrote des paroles de conciliation, de réconciliation et patin couffin avec l’islam ! et qui prône l’invasion de notre pays par les barbares violeurs et exciseurs, alors que ce dont nous avons besoin, c’est de beaucoup d’ingénieurs, de scientifiques de haut niveau, de capitaines de vraies industries de maintenant, d’ouvriers hautement qualifiés, d’un peuple de haut niveau de vie, instruit, travailleur et tourné vers l’avenir et ne perdant pas son temps à tendre la main uniquement à toute la misère du monde, tout en snobant tout ce qui va encore bien. L’Eglise de maintenant est un métisse du mélenchonisme et du misérabilisme crade. les seuls humains qui l’intéressent, ce sont des clodos malades qui pèsent 45 kgs, Noirs de préférence, et si possible atteints de tuberculose, ou de sida, ou de syphilis, ou d’Ebola.

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        • Clotilde de France dit :

          Monsieur , je suis tout a fait d’accord avec tout ce que vous me dites .mais ne mélangeons pas tout je vous parlais de l’Église catholique donc jusqu’à Pie XII.Je suis une catholique « semper idem »c’est à dire que je crois tout ce qui a été enseigné dans l’Église jusqu’à Vatican « d’eux » Ces hommes ne sont pas des papes puisque F.M. ils étaient hors de l’Église,Vatican II est un but du Démon pour finir de détruire la catholicité et pour enfin régner.Le plan de l’ennemi s’est réalisé,le Vénérable Holzhauser en 1650 le prédisait. Mais il annonçait la conversion des hérétiques et leur entrée dans le sein de l’Église. Si les catholiques ne comprennent pas cela, l’ennemi lui, sait que Dieu va parler. Albert Pike au siècle dernier ne disait-il pas: »Notre complot sera révélé, les nations se retourneront contre nous avec esprit de revanche et notre domination sur eux ne sera jamais réalisée »

          La promesse du Sacré Cœur à sainte Marguerite-Marie: »JE RÉGNERAI MALGRÉ MES ENNEMIS »

          Lire l’interprétation de l’apocalypse par Holzhauser
          Louis-Hubert Remy:Holzhauser et autres prophéties aux éditions St Remi B.P.80
          33410 Cadillac

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  4. Clotilde de France dit :

    Je suis d’accord avec vous sur le début de votre article Mais votre vision de l’Église sur la science et Galilée est fausse.

    Que savons-nous de la polémique de « l’affaire Galilée » ?

    « Et pourtant, elle tourne. » Ces mots, qu’on attribue à Galilée (1564-1642), évoquent l’image du premier « martyre » de la science, celle d’un homme âgé contraint de réfuter sa propre conviction correcte et d’adhérer aux vues erronées de l’Eglise catholique – c’est du moins ce que croient communément bon nombre d’anti-catholiques.

    On croit généralement, mais tout à fait à tort, que Galilée fut persécuté par l’Eglise catholique pour avoir abandonné une vue géocentrique du système solaire (où la Terre occupe le centre) pour une vue héliocentrique (où le soleil en occupe le centre).

    L’affaire Galilée, aux yeux de nombreux anti-catholiques, apporte la preuve que l’Eglise abhorre la science, qu’elle se refuse à abandonner des enseignements démodés, et que, manifestement, elle n’est pas infaillible. Pour les catholiques l’épisode constitue souvent une source d’embarras et de frustration.

    Cela ne devrait être le cas ni pour les uns ni pour les autres.

    Qu’est-il vraiment arrivé à Galilée ? L’Eglise catholique l’a-t-elle vraiment « persécuté » ? Dans le contexte de l’époque, a-t-elle fait des demandes déraisonnables ?
    « Opposée à la science » ?

    L’Eglise n’est pas opposée à la science. En fait, au fil des siècles, elle a apporté son soutien à maints efforts scientifiques. Les jésuites, par exemple, ont disposé d’un groupe d’astronomes et de scientifiques au Collège de Rome, qui jouissait de la plus haute estime. En outre, beaucoup de scientifiques de renom ont bénéficié de l’encouragement et du financement de l’Eglise aussi bien que de prélats à titre individuel. La majorité des découvertes scientifiques pendant cette période ont été le fait d’ecclésiastiques ou découlent du financement apporté par l’Eglise.

    C’est au pape Paul III que Nicolas Copernic dédie son ouvrage le plus célèbre, « De la révolution des corps célestes », où il fait un excellent exposé de l’héliocentrisme. Cette tâche avait été confiée par Copernic à Osiander, un protestant convaincu, qui savait que la réaction des protestants serait conforme à l’enseignement de Martin Luther au sujet du géocentrisme et, qu’en conséquence, son livre serait condamné. Osiander s’est donc contenté de rédiger une préface au livre, où l’héliocentrisme est présenté comme une simple théorie, mieux à même d’expliquer le mouvement des planètes que ne pouvait le faire le géocentrisme ; ce faisant cependant, il s’était éloigné des intentions de Copernic.

    Dix ans avant Galilée, Johannes Keppler publiait un ouvrage sur l’héliocentrisme, où il développait les thèses de Copernic. En conséquence de quoi, Keppler fut persécuté par les protestants, qui l’ont traité comme un blasphémateur, si bien qu’il trouva refuge auprès des jésuites, réputés pour leur grand respect envers la science.
    « Cramponnée à la tradition » ?

    Souvent, l’affaire Galilée est mise en avant par les anti-catholiques comme l’exemple même de l’Eglise qui refuse d’abandonner un enseignement démodé ou incorrect, et qui se cramponne de façon dogmatique à une « tradition. » Ce qu’ils ignorent peut-être est que les magistrats qui présidaient le procès Galilée n’étaient pas les seules personnes qui tenaient une vue géocentrique de l’univers : c’était la vue reçue parmi les scientifiques d’alors.

    Des siècles auparavant, Aristote avait réfuté l’héliocentrisme, et à l’époque de Galilée, pratiquement tous les principaux penseurs avaient souscrit à une vue géocentrique. En fait, si Copernic s’était abstenu un temps durant de publier sa théorie héliocentrique, ce n’était pas tant par crainte de la censure de l’Eglise, que par crainte de se ridiculiser auprès de ses collègues.

    De nos jours, nombreuses sont les personnes qui pensent que Galilée a apporté la preuve de l’héliocentrisme alors qu’en fait il n’en fut rien. En effet, Galilée n’était pas en mesure de réfuter le principal l’argument à son encontre, qu’Aristote déjà avait formulé 2000 plus tôt, au sujet des décalages de parallaxe qu’on pouvait observer dans le mouvement des planètes.

    Galilée aurait pu, sans courir de trop grands risques, proposer l’héliocentrisme comme une théorie ou une méthode apte à expliquer de manière plus simple le mouvement des planètes. Ses difficultés surgirent dès lors qu’il cessa de le proposer comme une simple théorie scientifique et commença à le proclamer comme vérité, bien qu’à l’époque il n’en existait aucune preuve probante. Néanmoins, Galilée ne se serait pas attiré autant d’ennuis s’il s’était cantonné dans le domaine scientifique.

    Pourtant, en dépit des avertissements en provenance de ses amis, il s’est acharné à porter la discussion sur le plan théologique.
    Galilée, théologien ?

    En 1614, Galilée fut sommé de répondre à l’accusation selon laquelle cette « nouvelle science » était contraire à certains passages de l’Ecriture. Les adversaires de Galilée soulignaient que la Bible énonce clairement que « le soleil s’est arrêté et la lune s’est tenue immobile » (Jos. 10:13). Il ne s’agit pas d’un passage isolé. Les psaumes 103 et 92, de même que le livre de l’Ecclésiaste 1:5 soulignent également le mouvement céleste et la stabilité terrestre. Le sens littéral de ces passages devrait être abandonné pour qu’une théorie héliocentrique puisse être adoptée. Pourtant tout ceci n’aurait pas dû poser problème. En effet, selon l’expression de Saint Augustin : « dans l’Evangile, on ne lit pas que le Seigneur ait dit : ’je vous enverrai le Paraclet qui vous enseignera la course du soleil et de la lune.’ Car il a voulu que les hommes deviennent des chrétiens, non pas des mathématiciens. »
    L’histoire ignorée

    Les critiques intransigeants de l’église catholique n’ont pas toujours une bonne maîtrise de l’histoire, et même ceux qui la maîtrisent ignorent souvent ou cachent des faits pertinents dans le but de dénigrer le catholicisme. Car on imagine aisément que les événements qui entourent la vie de Galilée ont souvent été marqués du sceau de l’ignorance.

    Malheureusement, il existe aujourd’hui comme du temps de Galilée, des personnes, protestantes comme catholiques, qui interprètent la Bible au pied de la lettre et méconnaissent cette vérité simple : la Bible n’est pas un traité scientifique.

    « Quand le Christ dit que la graine de moutarde est la plus petite des graines (en effet elle est de la taille d’un grain de la poussière), il ne formulait pas une loi de la botanique. En réalité, de nos jours, les botanistes savent qu’il existe des graines encore plus petites. Il parlait tout simplement aux hommes de son temps dans leur propre langage, au sujet de leur propre expérience « (Lay Witness, avril 1993, p. 5).

    Pour les intégristes, tout ceci n’était pas acceptable. En 1616, année du premier procès de Galilée, l’Eglise venait tout juste de sortir de l’épreuve de la Réforme, et l’un des sujets de controverse avec les protestants concernait précisément l’interprétation individuelle de la Bible.

    Les théologiens n’étaient pas disposés à prendre en compte la théorie héliocentrique fondée sur l’interprétation d’un laïc. Pourtant Galilée s’est entêté à porter le débat sur le plan théologique. Il ne fait aucun doute que, s’il s’était cantonné au domaine purement scientifique, la question ne se serait pas enflammée au même point.
    Galilée « confronté » à Rome

    Galilée est venu à Rome pour se confronter au pape Paul V. Le pape, las de la polémique, avait transmis le dossier au Saint-Office, qui publia une condamnation sévère de la théorie énoncée par Galilée.

    Ce verdict, heureusement cassé sous la pression des cardinaux, plus prudents, ne fut rendu public qu’en 1633, alors que Galilée était confronté à une nouvelle épreuve de force.

    Il existe même une polémique au sujet de l’authenticité de ce document. À la demande de Galilée lui-même, le cardinal Robert Bellarmin, S.J., l’un des théologiens catholiques les plus importants de son temps, publia un certificat interdisant à Galilée de soutenir ou de défendre la théorie héliocentrique. Plusieurs années plus tard, alors que Galilée écrivait son Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, il ne se trouvait pas en violation de l’édit du cardinal Bellarmin, mais il était, sans le savoir, en violation de l’instruction controversée du Saint Office quoiqu’il n’en ait pris connaissance qu’à sa publication en 1633.

    Le deuxième procès, comme le premier, fut le résultat d’un manque tact de la part de Galilée. En 1623, son ami de longue date, le cardinal Barberini, fut élu pape sous le nom de Urbain VIII. Tout naturellement, Galilée fut amené à penser que l’interdiction de 1616 serait levée ; pourtant, il méjugea de la patience du pape. Il ressort clairement de son Dialogue qu’il prend les défenseurs de la pensée aristotélicienne pour des imbéciles, à telle enseigne qu’il nomma l’un des personnages du Dialogue Simplicio (Simpleton) et en fit le porte-parole des propres vues du pape en matière de cosmologie. Il s’est raillé de la personne même dont il avait besoin en tant que bienfaiteur. Il s’est également aliéné ses défenseurs de longue date, les jésuites, par de violentes attaques envers l’un de leurs astronomes. Le résultat en fut le deuxième procès notoire, qu’on considère encore toujours aujourd’hui comme la séparation finale de la science et de religion.
    Torturé en raison de ses opinions ?

    En définitive, Galilée rétracta ses enseignements héliocentriques, mais pas, comme on le croit communément, sous la menace de la torture ni à la suite de mauvais traitements en prison. En réalité, Galilée fut étonnamment bien traité.

    L’historien Giorgio de Santillana, peu suspect d’être enamouré outre mesure de l’Eglise catholique, note : « nous devons, en tous cas, admirer la prudence et les scrupules juridiques des autorités romaines. » Galilée disposait de tous les conforts possibles afin de rendre son assignation à domicile plus supportable.

    Son ami Nicolini, ambassadeur de Toscane au Vatican, envoyait régulièrement des rapports à la Cour concernant les affaires de Rome. Plusieurs de ses lettres traitent de la continuelle polémique continue entourant Galilée.

    Dans une de ses lettres, Nicolini décrit les véritables circonstances entourant l’ »emprisonnement » de Galilée lorsqu’il fait rapport au grand-duc de Toscane : « Le pape m’a dit qu’il avait fait montre envers Galilée d’une faveur jamais accordée à aucun autre » (lettre datée du 13 fév. 1633), « . . . il dispose d’un domestique et de chaque commodité  » (lettre du 16 avril), ou encore « en ce qui concerne le respect dû à la personne de Galilée, il doit être tenu emprisonné pendant un certain temps car il a désobéi aux ordres de 1616, mais le pape dit qu’une fois la sentence rendue publique, il envisagerait avec moi ce qui peut être fait pour l’affliger le moins possible « (lettre du 18 juin).

    Si Galilée avait été torturé, Nicolini en aurait rendu compte à coup sûr à son souverain. Quoiqu’il soit possible que des instruments de torture ait été présents au cours de la rétractation de Galilée (c’était là l’usage du système juridique en vigueur en Europe à cette époque), il est certain qu’ils n’ont pas été utilisés.

    Les avoir exposés constituait alors une simple formalité, qui peut nous paraître choquante selon les normes de notre époque, mais qui était certainement conforme aux usages d’alors. En fait, les archives démontrent que Galilée n’a pas pu être torturé en raison des règles stipulées dans le Directorium Inquisitorium (Nicolas Eymeric, 1595). Ce livre constituait le guide officiel du Saint-Office, le département de l’Eglise chargé de traiter de tels dossiers, et était suivi à la lettre.

    Comme le remarque le célèbre scientifique et philosophe, Alfred North Whitehead, à une époque où de nombreuses « sorcières » furent soumises à la torture et au bûcher par les protestants en Nouvelle-Angleterre, « la pire des choses qui pouvait arriver à des hommes de science comme Galilée, était de purger une peine honorable d’assignation à domicile assujettie d’un léger blâme. » Même alors, l’Eglise catholique reconnait aujourd’hui que la condamnation de Galilée était erronée. Le Vatican a même publié deux timbres à l’effigie de Galilée en repentir des mauvais traitements qu’il avait subis.
    L’infaillibilité

    Bien que trois des dix cardinaux qui ont jugé Galilée aient refusé de signer le verdict, ses travaux furent en définitive condamnés. Gardons à l’esprit que ni sa condamnation ni sa réhabilitation ultérieure ne prouve ni ne réfute la doctrine catholique de l’infaillibilité papale, contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs.

    L’Eglise n’a jamais enseigné de manière infaillible un système d’astronomie quelconque. L’Eglise ne tente pas un seul instant d’ignorer ou de cacher le fait que le procès de Galilée était erroné, mais cela ne porte pas préjudice à la doctrine catholique de l’infaillibilité pontificale. L’Eglise n’a jamais prétendu que ses tribunaux ordinaires puissent être infaillibles. Les tribunaux d’Eglise n’ont d’autre autorité que disciplinaire et juridique ; ni les tribunaux ni leurs décisions ne sont infaillibles. Seul un pape ou un conseil oecuménique peut être infaillible, et uniquement dans des circonstances spéciales.

    Bien que la condamnation du Saint-Office ait été ratifiée par Urbain VIII, trois conditions doivent être réunies pour que le pape puisse exercer le charisme de l’infaillibilité :

    il doit parler en qualité officielle du successeur de Pierre,
    il doit définir de manière solennelle une doctrine concernant la foi ou les moeurs,
    et il doit proclamer que cette doctrine doit être tenue pour vraie par l’ensemble des fidèles.

    Dans le cas de Galilée les deuxième et troisième conditions n’étaient pas réunies et peut-être pas même la première. L’accusation la plus forte qui puisse être faite à l’encontre de l’Eglise de l’époque est qu’elle était, comme bien d’autres, mal informée dans le domaine scientifique.
    « Et pourtant, elle tourne »

    Quant à la citation par laquelle nous avons commencé cet article, il n’existe aucune preuve historique qu’elle ait été prononcée par Galilée. Ce fut un auteur français, écrivant plus d’un siècle après la mort de Galilée, qui a mis pour la première fois ces mots dans la bouche du grand scientifique » (Paul Boller et John George, They never said it [ 1989, 30 ]).

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