Le changement climatique remplace la guerre comme prétexte à l’impérialisme

PARIS – Lorsque le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé le retrait de l’Accord de Paris sur le changement climatique, le président français, nouvellement élu, Emmanuel Macron, a profité de l’occasion pour sermonner Trump en anglais et le conjurer à “make the planet great again.” Qui est ce gars? Une sorte d’hypochondriaque planétaire? Allons, il est un ancien banquier d’affaires et  d’investissements  de chez Rothschild et ministre de l’économie.

Le changement climatique est à l’Europe, ce que les menaces sur la sécurité ont traditionnellement été en Amérique, un prétexte pratique pour l’intervention étrangère. Ici en Europe, l’environnementalisme est plus facile à vendre. Contrairement à l’Amérique du Nord, les ressources naturelles sont manifestement rares, avec plus de personnes concentrées dans une zone plus petite. C’est ce prisme à travers lequel les européens voient le monde.


Changement climatique – la menace qui a été qualifiée de «réchauffement climatique» et de «refroidissement global» au cours des dernières décennies – est inconsistante dans son identification, mais c’est ce qui en fait un bon prétexte. C’est semblable à la manière dont l’identité des groupes terroristes ennemis a évolué , des talibans à Al-Qaïda à l’État islamique. Tant que la menace reste insaisissable, le panier à quête peut continuer à tourner dans l’espoir que le déversement d’argent résoudra un jour le problème.

La peur et le malheur sont exactement ce que Macron a servi lors de son message sur le changement climatique dans le monde. Son ton était solennel, comme celui d’un président annonçant une action militaire.

« Le changement climatique est l’un des problèmes majeurs de notre époque », a-t-il déclaré.
« Cela change déjà notre vie quotidienne, mais c’est global. Tout le monde est touché. Et si nous ne faisons rien, nos enfants connaîtront un monde de migrations, de guerres, de pénurie: un monde dangereux « .

L’appel de Macron aux civils à se joindre à la lutte contre le changement climatique n’était pas différent de celui d’un général implorant des soldats pour servir au combat.

« Pour tous les scientifiques, les ingénieurs, les entrepreneurs, les citoyens responsables qui ont été déçus par la décision du président des États-Unis, je veux dire qu’ils trouveront en France une deuxième patrie. Je les appelle à venir travailler avec nous. Pour travailler ensemble sur des solutions concrètes pour notre climat, notre environnement.  »

Le magazine hebdomadaire français L’Obs a comparé le discours de Macron au premier appel du général Charles de Gaulle à la résistance au début de la Seconde Guerre mondiale. « Le président de la République a été évidemment inspiré par le fondateur de la France Libre dans son appel à une résistance contre le climato-scepticisme de Trump », selon l’article.

Tout cela est très comique lorsque vous vous rendez compte que les dirigeants européens ont pu vendre aux citoyens la nécessité absolue d’éviter que la température de la Terre n’augmente de plus de 2 degrés Celsius, ce qui élude commodément le fait que ce n’est pas la météo qui fait que l’Europe devient plus dangereuse.

Les migrations auxquelles Macron fait référence sont causées par des politiques d’immigration de gauche qui ont entraîné un manque d’intégration et de cohésion sociale. Macron a également parlé des guerres, mais les guerres récentes n’ont pas été causées par le changement climatique; elles l’ont été par des interventions (comme l’Amérique en Irak, ou la France et la Grande-Bretagne en Libye) qui n’ont pas assurées la stabilité et la sécurité régionalement.

Il y a eu de nombreuses possibilités à la suite de ces interventions pour lancer des initiatives visant à lutter contre les pénuries des ressources avec l’aide de l’industrie. Au lieu de cela, la planification à court terme n’a conduit qu’à plus de guerre encore, souvent avant que les pays intervenants ne puissent obtenir un retour sur investissement important. Et c’est là où le changement climatique peut servir de stratégie interventionniste.

Alors que Trump est le commandant en chef de la force militaire la plus avancée au monde, Macron vient de vêtir l’uniforme du commandant en chef d’un autre pouvoir: le soft power occidental, qui est enduit de bienfaisance. Un coup d’œil sur les projets financés par le Fonds vert pour le climat – la source de financement des Nations Unies contre le changement climatique – montre que la plupart sont situés en Afrique et en Asie, que les prêts représentent presque autant de fonds que les subventions et que les intérêts privés sont tout aussi Impliqués que les intérêts publics. En d’autres termes, ce sont les affaires habituelles, subventionnées par les contribuables, de la même manière que les interventions militaires.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement apporte un soutien majeur aux projets «verts» à travers le monde. Apparemment, l’Europe n’a pas besoin de bombes, d’armes à feu et de changements de régime pour créer de nouveaux marchés quand ils peuvent l’être sous le couvert de l’humanitarisme.

Un but de la guerre est d’éradiquer les menaces, mais un autre but de la guerre est le profit. Si les pays peuvent faire passer les bombes aux entreprises, le changement climatique en tant que stratégie d’intervention à l’étranger ne semble pas si stupide. Ceux qui perpétuent le mythe du changement climatique artificiel pour leurs propres bénéfices financiers ne sont pas aussi naïfs que les gauchistes dont l’idéalisme graisse les pattes des grandes entreprises.

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2 commentaires pour Le changement climatique remplace la guerre comme prétexte à l’impérialisme

  1. Fatigué d'être français dit :

    Elle a raison.
    Ces immenses intérêts à entretenir le mensonge font que ils ne dévieront pas de leur ligne, même au coeur d’un petit âge glaciaire, quitte couler l’Europe corps et bien.
    L’Europe, ce n’est que des intérêts, les peuples, ils s’en foutent tant qu’ils ne menacent pas leurs affaires.
    Un jour le climatoscepticisme sera poursuivi au même titre que le racisme.

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  2. Anonyme dit :

    une analyse , pertinente et tellement vrais.

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