France : L’état nounou est un plus grand danger que le fascisme

Avant le second tour de l’élection présidentielle française ce dimanche , il ne se passe pas une journée sans qu’un tas de gens ne collent l’étiquette  fasciste à la candidate du Front National  Marine Le Pen. Meme lors d’une interview sur une chaine de télé australienne on m’a demandé si  Marine Le Pen est fasciste.

Les étiquettes sont un moyen politique efficace pour construire un mur et éluder tout débat et éviter d’avoir à confronter ses idées sur le terrain et subir la critique. Si le fascisme est un tel  problème , alors pourquoi personne n’a remis en cause un système gouvernemental qui lui a permis de s’installer lors de la seconde guerre mondiale ? La France est tombée entre les mains des nazis allemands à cause d’un gouvernement obèse.

Si les Français sont tellement inquiets  par la possibilité que quelqu’un avec des tendances politiques désagréables puisse avoir  tant de pouvoir, pourquoi sont-ils disposés à laisser contrôler leurs faits et geste quotidiens  ?

Pour exister comme  forme de gouvernance, le fascisme exige trois éléments: le contrôle complet  de l’état, l’expansion de cet état, et l’incapacité de remettre en question son pouvoir. En tant que fondateur du fascisme, le dictateur italien Benito Mussolini  a déclaré : « Tout à l’état, rien en dehors de l’Etat, rien contre l’Etat ».

Cela ressemble beaucoup à l’Union européenne d’aujourd’hui, qui cherche un contrôle supranational sur la vie des citoyens de ses Etats membres et a récemment renforcé le financement de ses efforts «anti-propagande» pour contrer les médias et les opinions qui sont contraires à ceux qu’ils favorisent. Les citoyens français se rendent compte que l’UE enfreint leurs libertés, en particulier en imposant  des migrations de masse, ce qui explique que même le  candidat européiste Emmanuel Macron a soudainement insisté sur la  nécessité de renégocier  avec l’Europe en faveur de la France.

Mais alors que les Français commencent à comprendre l’impact négatif du carcan européen sur leur vie, ils sont plus lents à se rendre compte que leur propre gouvernement est enclin à contrôler tous les aspects de leur existence quotidienne.

Parmi les 35 membres de l’Organisation de coopération économique et de développement, la France détient le plus haut niveau de dépenses publiques en pourcentage du PIB, avec un taux  de 57 pour cent. La France se trouve même devant la Grèce (55 pour cent), qui  se trouve en phase finale de sa vie socialiste au cours des dernières années et n’évite la faillite  que grace à des injections de fonds vitales. (Par comparaison, les États-Unis sont à 38 pour cent).

Les manifestants anti-fascistes «Antifa» qui ont occupé  les rues de Paris ce week-end dernier, et font  partie d’un mouvement qui se développe aussi aux États-Unis, sont les mêmes qui exigent constamment que le gouvernement leur donne plus de droits et moins de travail. Ce ne sont pas des rebelles; Ils participent à la farce gouvernementale perpétuelle. Actuellement, les vrais rebelles se battent pour la liberté individuelle.

La raison pour laquelle les antifascistes ne sont pas prêts à se battre pour une véritable indépendance, c’est qu’ils souhaitent choisir la nature de l’intervention gouvernementale dans leur vie. Ils veulent que le gouvernemaman s’occupe d’eux, mais ils veulent aussi lui imposer ses lignes rouges. C’est comme élever un grand requin blanc et ensuite essayer de lui apprendre comment nager avec vous. À ce stade du cycle électoral français, nous en sommes arrivés à la partie de leçon de natation: “Oh non, j’espere qu’il ne reussit pas a ronger son harnais!”. Aucun parti politique ne représente un problème aussi important que le système lui-même, ce qui facilite l’exploitation des citoyens.

Ce qui semble échapper à ces manifestants «Antifa», c’est que s’ils sont vraiment préoccupés par le fascisme, leurs meilleurs alliés sont des capitalistes defenseurs du marché libre. Le socialisme et le fascisme sont en fait co-equipiers: un gouvernement ne peut pas consolider le pouvoir sans une population dépendante pour le légitimer. Supprimez la dépendance à l’égard du gouvernement et vous supprimez la menace d’une prise de pouvoir.

Tout en voulant éliminer le fascisme, deux électeurs français sur trois privilégient au moins la nationalisation temporaire des entreprises en difficulté. C’est le fascisme selon la définition de Mussolini.

Si les partis politiques dans les démocraties – la France, l’Amérique ou ailleurs – voulaient prendre des mesures concrètes pour réduire le risque de fascisme, ils auraient une politique  de libre marché et de gouvernement limité. Et le Front national en  France, qui se heurte à des accusations perpétuelles de fascisme, serait sage de se regrouper avant les prochaines élections et abandonner son penchant pour le socialisme de l’état-nounou en faveur d’une plate-forme favorisant la liberté individuelle et économique vis à vis du gouvernement.

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2 commentaires pour France : L’état nounou est un plus grand danger que le fascisme

  1. boticea dit :

    lire la psychologie de masse du fascisme. W Reich, si tellement décrié par la communauté « scientifique »

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  2. Fatigué d'être français dit :

    Cela tombe sous le sens malheureusement un des aspects du vote FN est bien la recherche d’un état nounou juste pour soi. Ce type d’électeur ne veut pas voir disparaitre gouvernemaman et s’accommode bien d’un état autoritaire lui dictant ce qu’il doit faire plutôt que d’affronter les rigueurs d’une vie indépendante.

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