Le giton au bal des tapins .3.

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CHAPITRE II —- Le blog du prof principal

C‘est une mère en colère qui a provoqué le scandale en dénonçant le Professeur Pisseaunet que nous appelions Breakingthor et en racontant sa mésaventure coram populo.

Le temps du collège était terminé, nous étions tous en terminale. Moi je voulais m’orienter vers des études de commerce. Jean Sandors choisissait un cursus d’ingénieur. Samuel le déconneur s’était abonné au journal Le Monde et rêvait d’intégrer la rédaction du quotidien, il voulait passer le concours de Sciences Po. Boutintrin se voyait infirmière ou ambulancière. Mallumia ayant raté sa licence mais obtenu grâce à son réseau lesbien un piston à la poste, allait nous quitter pour devenir factrice en Bretagne. Sihame Assbracelet déçue de l’association Ni pute ni soumise, pas assez radicale à son goût avait rejoint le Parti des Indigènes et les Black Lives Matter manifestant dès lors de l’irritation à notre égard. Combien de fois avions nous battu notre coulpe pour la convaincre que nous étions de son côté, nous les grands méchants blancs colonisateurs ! Et que de fois aussi avions-nous dénigré les juifs pour lui plaire, avant, de guerre lasse, de la laisser évoluer loin de nous, tout en gardant l’habitude de maudire Israël, les sionistes et le peuple élu en général. Mais quelque chose était brisé, plus de son fait à elle, que du nôtre, nous qui étions si tolérants, si proches moralement des minorités visibles: les racailles, les pervers, les menteurs, les tricheurs, les wannabe, les convertis à l’Islam…

Comment pouvait-elle douter de notre humanisme? Comment osait-elle nous envisager, nous, le camp du bien, comme l’ennemi à abattre? Car Oui Sihame Assbracelet parlait bel et bien de tuer des bancs. A son langage farci de “Nique la France” s’était ajouté un ensemble d’arguments de conquête par la violence et la revanche, un manifeste guerrier sanglant. Ce que nous comprenions parfaitement dans la mesure où nous étions aussi, nous, les pas classés ou déclassés, envieux de tout ce qui pouvait ressembler à du talent ou de la réussite y compris l’épanouissement personnel, la beauté, ne parlons pas du génie. Mais tout n’était pas si tranché. Et l’hypocrisie aussi faisait partie du camp du bien. Pas racistes, évidemment que nous n’étions pas racistes, cela étant, Sihame n’avait jamais été invitée à aucun anniversaire de la bande sauf par Salomé qui avait des raisons à entretenir cette amitié que la raison ignorait. Humanistes, tolérants, altruistes nous étant proclamés Le camp du bien, c’est un peu comme si nous nous étions donné l’absolution ce qui nous permettait aussi les pires agissements en gardant bonne conscience. Pas racistes, non, mais pas envie d’être envahis non plus, pas envie de renoncer à notre confort obtenu durement non pas par ma génération de profiteurs connectés mais par nos parents et grands-parents. En résumé, humaniste, tolérant, altruiste mais je n’aurais partagé pour rien au monde la bourse qui allait me permettre de financer mes études.

C’est ce qui est génial avec le socialisme ! Il suffit de croire que tu es quelqu’un de bien et plus rien n’a d’importance. Plus besoin de s’embarrasser de scrupules. Le mal n’existe plus tu n’es plus responsable de tes actes. Je suis donc socialiste. Prenons Padatan, lui aussi encarté PS et flagorneur n°2 du maire de Paris Anne Hidalgo (je suis le flagorneur n°1). Sans cesse hystérique de bonté au sein du groupe ou en public. Mais dès que le Prof principal Pisseaunez le prenait à part (on ignore pourquoi, cela arrivait souvent), pour avoir écouté aux portes nous savions qu’il détestait les immigrés, lui, le fils d’Algérien, et surtout les juifs, tenant un discours de petit bourgeois réac refusant de payer pour accueillir toute la misère du monde. Il s’en ouvrait ouvertement sur sa page Facebook avec un pseudonyme. Et depuis qu’il sortait seul le samedi soir, il était davantage snob, sans parler de ses yeux qui puaient le sexe et la drogue. Dès qu’il avait découvert les joies d’un monde petit bourgeois au sein duquel on peut se faire peur tout en appelant au secours au moindre incident, chochotte, il avait compris que la part du gâteau qu’on donne aux parasites n’est pas extensible. Alors humaniste lui aussi, il avait les paroles mais pas la musique. Quant à Salomé, en dépit de ses efforts pour cacher qu’elle détestait les noirs, elle détestait vraiment les noirs. Il n’y en avait d’ailleurs aucun au sein de la bande, quand j’y pense.

Avec Jean Sandors, c’était idem. Il parlait beaucoup d’humanité, de démocratie, de religions destructrices (sauf l’Islam) mais je ne l’avais jamais vu en compagnie d’un noir ou d’un arabe. Même avec nos deux arabes de service bien intégrés, Padatan et Salomé, Jean restait distant. Au fond, sauf Tiembs et moi, les autres avaient mûri et affirmé leur caractère mais avec le traintrain de l’école nous ne nous en étions même pas rendu compte.

C’est le scandale autour du blog de Pisseaunez qui révéla ce que nous étions devenus. Des échanges d’une crudité folle avaient été découverts sur le portable d’une élève de seconde avec un certain Marquis 75 âgé de 17 ans. Pire, des images de la jeune fille nue en vidéo conférence avaient fait bondir sa mère. Le père lui n’avait pas été informé sinon je pense que Pisseaunez ne serait plus de ce monde. Notre professeur principal qui se faisait passer pour un ado afin de draguer des minettes de la classe ! Enorme, ce mec était énorme. Je le vénérais ! Sacré, Jean Sansdor aussi qui avait lui-même créé le skyblog Marquis 75 en échange d’une bonne note de la part de Pisseaunez.

Jean Sandors, cette masse de haine sur pattes qui détestait les femmes autant que moi mais ne semblait pas PD LGBT à mon image. Difficile à cerner le gars. Une chose est claire mieux valait ne pas être son ennemi. Encore que cela était difficile tant il semblait fâché avec la terre entière. A l’exception du vendeur de tabac journaux Stéphane Vertbois. Le célibataire disgracieux, enragé, sans enfants, qui s’était pris un râteau par la boulangère avant de se venger sur tripadvisor en dénigrant salement le lieu, s’était pris d’affection pour Sansdor, probablement qu’il y avait mimétisme.

Etrangement, ils se ressemblaient. Physiquement déjà. Visage rond, gras, nez et yeux de cochon, peau laiteuse et couperosée, corps à l’avenant. Psychologiquement aussi. Fourbes, délateurs, casseurs mais toujours fuyards ordinaires à la fin. Vertbois refilait à Sandors non seulement des magazines consacrés aux nouvelles technologies, mais également des codes d’accès ouvrant des sites porno qu’il chopait dans les magazines Hot Vidéo. Samuel en était vert de rage, lui qui devait payer Vertbois pour obtenir des listes de journalistes et de rédacteurs en chef qu’il harcelait d’emails, avec sa prose scolaire, ses idées d’articles plus proches du néant quotidien d’un journaliste de salon que d’un aventurier futur prix Albert Londres.

En quatre coups de cuillères à pot ou plutôt en quatre clics, Sansdort avait bidouillé au moins quinze profils au Professeur Pisseaunez, deux ou trois identités d’ados avec des photos volées à Léna et à Maxence, des lycéens bcbg, nos proies d’ailleurs. Monsieur faisait dans l’usurpation d’identité de fille comme de garçon. Quatre ou cinq profils de quadragénaires CSP+ très années quatre-vingt ayant réussi leur vie: avocat, femme enceinte, agent secret et homme de conviction mitterrandien chassant les vilains du camp du mal avec le profil Breakingthor, ce qui était un hommage à nous, ses élèves, puisque nous l’avions surnommé ainsi. Hélas contrairement à ce qu’il croyait, au départ, ce n’était pas par admiration mais avec un esprit moqueur, ironique même.

Avec son tour de taille de cent vingt centimètres, son goitre et son haleine SO2, avec sa femme aux abonnés absents, sa garde robe vieille comme Hérode, ce pauvre Professeur Pisseaunez avait le sex-appeal de Valérie Damidot. N’empêche, il avait quand même réussi à se branler plusieurs soirées en matant une jeunette qui aurait pu être sa fille. SI c’est pas génial, ça ! Il était comme moi le prof, pas aidé forcément par la nature mais prêt à tout pour changer le cours de sa vie sans panache. Contrairement aux prêtres, les profs lisent Gabriel Matzneff, pensent comme Daniel Cohn-Bendit que la libération sexuelle de l’enfant est nécessaire… même la bible des pédagos laïcs, Le Monde, défendait les pédophiles en 1977, considérant que “Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que (les pédophiles) ne retrouvent pas la liberté.” On parle beaucoup de la pédophilie au sein de l’Eglise comme si les catholiques avaient le monopole du vice mais jamais de la pédophilie chez les musulmans ou à l’éducation nationale. L’éducation nationale c’est pourtant le nec plus ultra pour les prédateurs sexuels. Des Professeurs Pisseaunez, ils sont légion.

…::…

La jeune Aurélie dupée par le profil d’ado de Pisseaunez dit Breakingthor et ses discours directement inspirés des Passions Schismatiques s’était donc laissé séduire. Pourtant, une petite voix lui murmurait qu’elle aurait dû se méfier avant d’envoyer des images d’elle se caressant par procuration devant son écran pour le prof. “Dois-je? Devrais-je? N’est-ce pas too much?” “Ta mère devrait me remercier car je vais t’initier aux plaisirs du sexe” lui répondait alors le vieux vicelard oubliant qu’il était supposé être un jeune boutonneux de 17 ans avant de lui transmettre comme dirait Michel Polnareff “avec les doigts” dans Goodbye Marilou le cliché d’un chibre volé à Rocco, le sien étant un asticot odorant ridicule.

La vidéo de celle que je surnommais gourgandine fit le tour de l’école. Il y eut alors deux camps. Le premier constitué de 90% des voyeurs moralisateurs, l’autre de 10% de gens plus tolérants. Les premiers n’hésitaient pas à qualifier la lolita de “sale pute, chienne en chaleur, fille perdue”. Naturellement, je me situais chez ceux-là. Je peux décerner une mention spéciale à Boutintrin et Malluma Konsio qui puisèrent en elles tout le fiel nécessaire pour harceler la chiennasse ! Pires que moi, les deux harpies !

Il faudrait remettre une médaille aux LGBT pour leur compétence en langue de pute ! Nous excellons dans ce domaine! Je mets un bémol, Malluma était laide donc jalouse d’Aurélie et Boutintrin lui tirait la bourre dans le genre (que dis-je gender) Freaks. Notre surveillante générale future postière en Bretagne avait pris 25 kilos mais sans être enceinte, juste à force de se gaver de Curly le soir en surfant sur le web. Des bras épais comme mes cuisses, des pieds mal manucurés qu’elle exhibait l’été dans ses sandales plateformes. Malluma Konsio aurait été un mec PD que je n’aurais pas voulu coucher avec elle, sauf pour de l’argent. Beaucoup d’argent. Si j’avais été anorexique je me serais fait vomir en pensant à ces deux camioneuses se léchant la chatte.

Boutintrin idem. Habillée façon Marithé et François Gerbi mais chez Tati. Pantalon alterno, bariolé, moche, moche, moche. Malluma pourtant largement adulte voire périmée se tapait allègrement Boutintrin. Tout le monde le savait. Pourtant, aucun scandale n’avait éclaté. Et personne dans la bande n’allait crier à la discrimination ! C’est d’ailleurs ensemble qu’elles avaient publié sur blogspot des captures d’Aurélie avant de les faire circuler ! Plus garces tu meurs !

Un mercredi matin, la directrice de l’école donna rendez-vous à tous les élèves du lycée dans la cour centrale. Elle tirait une tronche d’enterrement. Madame le ministre de l’éducation nationale, Najat Bécassine, était à ses côtés flanquée de Régis Corbeille, le recteur. Aurélie s’était pendue.

“Je condamne avec la plus grande fermeté le harcèlement scolaire” assura le Ministre d’un air docte. Une enquête avait été ouverte à la demande des parents. Pisseaunez appela deux avocats pour se défendre: Maître Emmanuel Pierrot, spécialiste des pédophiles, et Maître Ealos un avocat condamné pour diffamation qui se répandait sur les réseaux sociaux et que nous admirions.

J’étais ravi de la mort d’Aurélie. Une de moins sur ma planète que j’envisageais de plus en plus sans aucune femme. Une planète de PD LGBT, une terre d’hommes shootés au Poppers et au GHB. Non mais on s’encule ou on achète du terrain?

https://eurocalifat.wordpress.com/2016/10/18/le-roman-censure-par-le-pouvoir-lgbt-le-giton-au-bal-des-tapins/

https://eurocalifat.wordpress.com/2016/11/02/le-giton-au-bal-des-tapins-2/

 

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