Hier en Algérie, demain en francarabia

20_Ao_t_1955_EL_HALIA_8

« Il était 12 h lorsque nous avons entendu des coups de feu et les youyous des mauresques. Tous les hommes travaillaient à la mine. Ma belle-sœur Rosé, sa petite dernière Bernadette (3 mois) dans les bras et ses enfants, Geneviève 8 ans, Jean-Paul 5 ans, Anne-Marie 4 ans et Nicole 14 ans, sont venus se réfugier chez nous. Il y avait ma mère, mon frère Roland, 8 ans, mes sœurs Suzanne, 10 ans, Olga 14 ans, et mon mari qui venait de rentrer pour déjeuner avec nous. Mon autre fils Roger, 17 ans, travaillait à la mine.

Les fellaghas ont fait irruption en cassant la porte à coups de hache. C’était Chérif qui les dirigeait. Chérif le chauffeur de taxi, notre ami, lui qui avait assisté à notre mariage et était venu nous chercher à la gare à notre retour du voyage de noces.

C’est lui qui commandait les fellaghas qui hurlaient : ‘Nous voulons les hommes’. Chérif a tiré en pleine poitrine sur ma pauvre mère avec son fusil de chasse. Elle est morte sur le coup, avec Roland dans ses bras, grièvement blessé.

Rosé a été tuée dans le dos et son bébé écrasé contre le mur. Ensuite Chérif a tiré sur moi et j’ai reçu la balle à hauteur de ma hanche. Olga, ma sœur, a été violée puis assassinée, et mon autre sœur, Suzanne, blessée à la tête (elle en porte encore aujourd’hui la marque).

Toute la famille Azaï a été également massacrée à coups de couteaux. La sœur de ma mère, son mari, ses deux filles, dont l’une était paralysée, et son autre fille, qui arrivait de France en vacances, déchiquetée à coups de couteau avec son bébé.

A la mine le massacre s’est poursuivi.

Mon frère assassiné, mon cousin Julien également, alors qu’il se trouvait au restaurant.

Pierrot Scarfoto à coups de fourchette et les testicules coupées et enfoncées dans la bouche [NDLR : comme au Bataclan], tout comme mon neveu, René. Mon père, sourd de naissance, blessé, s’est réfugié dans une galerie abandonnée où on ne l’a retrouvé mort que 15 jours plus tard.

13 membres de ma famille abattus ce même jour. »

Témoignage de Marie-Jeanne Pusceddu sur les évênements du 20 août 1955 à El Halia, petit village minier près de Philippeville, Algerie. 250 familles algériennes ainsi que 130 familles européennes travaillaient dans la mine.

Ne nous leurrons pas: Ce qu’ont vécu nos compatriotes il y a 60 ans, nous allons le vivre très, très bientôt sur l’ensemble du territoire.

Cet article a été publié dans Global. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

10 commentaires pour Hier en Algérie, demain en francarabia

  1. Versaline dit :

    Un musulman « modéré » est un djihadiste en sommeil… aujourd’hui il a l’air d’un brave type et demain sous la pression de sa communauté il passera à l’acte sans aucun état d’âme… nous, nous le savons, mais pour ceux qui ne la savent pas ou qui ne veulent pas le voir la chute ça va faire très mal !

    J'aime

  2. Anonyme dit :

    je souscrit a 100 pour 100 ce que vous nous dite..est vrai ..la guerre d algerie n est pas finie ..elle nous rattrape ..(un ancien pied noir )

    J'aime

  3. Verdammt dit :

    L’article est pertinent et touche les PN qui ont eu un passé identique.
    Les Français on vécu en paix grâce à nos ancêtres qui se sont battus contre l’adversité
    contre l’intolérance, contre la barbarie. Paix à leur âmes.
    Moi jeune Pied-Noir, en Algérie et né dans un quartier Arabe comme on le disait à l’époque,
    mes parents nous apprenaient le monde Musulman: Leur façon de vivre, leurs mœurs, leur mental etc.Nous arrivions à vivre au milieu d’eux sans problèmes, sauf que la politique et leurs instincts sont ressortis. Nous sommes chrétiens et c’était: « la valise ou le cercueil ».
    Tout a fini tragiquement. J’étais gamin mais j’ai vu des choses qu’un gamin ne doit pas voir.
    Une anecdote: a une époque nous avions vécu deux fois dans le sud Constantinois ».
    Un dimanche dans un bled perdu, suite à une promenade, nous sommes tombés dans une embuscade du FLN qui tirait sur les gens. Un inconnu m’a ramassé et planqué dans une fosse.
    Lui a prit une balle et tombé à côté de moi. Bien jeune j’ai vu mon premier mort.
    J’en ai vu d’autres plus tard. On a eu un mort dans ma famille …
    Voilà ce qu’il attend le bon Franquaoui qui ne comprends rien au monde Musulman.
    Un grand général chinois disait: « il faut connaitre son ennemi avant de le combattre ».

    La guerre d’Algérie n’est pas fini et nous rattrape, surtout le bon Français.

    Bonne nuit

    J'aime

  4. Carla dit :

    ça fait tellement peur tout ça…. tant de barbaries, de haine, d’atrocités commises par des hommes, des êtres censés être humains, contre des innocents, des enfants, contre la vie tout simplement. Nous ne sommes plus en sécurité nulle part, nos villes, jadis populaires et joyeuses, sont devenues des coupe-gorges ou tout le monde se scrute, la peur au ventre. Beaucoup de personnes sont otages de leurs quartiers aux mains des racailles musulmanes. Nous ne devons plus tolérer ça…. nous devons agir….nous protéger car je suis sûre que bcp de ces sauvages donneraient cher pour défoncer la porte de nos maisons et nous massacrer, comme ils ne cessent de le faire, et si ils arrivent à 5, même à 3…. armés de machettes.. on a plus qu’à tendre le cou c ça ? En plus il en arrive des milliers tous les jours !!! Nos bourreaux sont accueillis en +. Nous voilà plongés dans l’horreur, par la faute de nos « dirigeants » totalement incompétents !!!!

    J'aime

  5. dissident dit :

    les Français abreuves, cretinises par la propagande gaulliste et communiste dans les annees 60 puis depuis les annees 80 par la propagande cosmopolite ne comprennent rien, ne connaissent pas l histoire, ils sont donc condamnes a la revivre

    J'aime

  6. Libre Expression dit :

     » Ne nous leurrons pas: Ce qu’ont vécu nos compatriotes il y a 60 ans, nous allons le vivre très, très bientôt sur l’ensemble du territoire. » Pas mieux, merci pour cet article, Souvenirs, compassion, respects,pour nos amis Pieds Noirs.

    J'aime

  7. ColombaSOS-R dit :

    Un poème de Kipling

    White Man’s Burden (le fardeau de l’homme blanc)

    Take up the White Man’s burden–
    Send forth the best ye breed–
    Go, bind your sons to exile
    To serve your captives’ need;
    To wait, in heavy harness,
    On fluttered folk and wild–
    Your new-caught sullen peoples,
    Half devil and half child.

    Take up the White Man’s burden–
    In patience to abide,
    To veil the threat of terror
    And check the show of pride;
    By open speech and simple,
    An hundred times made plain,
    To seek another’s profit
    And work another’s gain.

    Take up the White Man’s burden–
    The savage wars of peace–
    Fill full the mouth of Famine,
    And bid the sickness cease;
    And when your goal is nearest
    (The end for others sought)
    Watch sloth and heathen folly
    Bring all your hope to nought.

    Take up the White Man’s burden–
    No iron rule of kings,
    But toil of serf and sweeper–
    The tale of common things.
    The ports ye shall not enter,
    The roads ye shall not tread,
    Go, make them with your living
    And mark them with your dead.

    Take up the White Man’s burden,
    And reap his old reward–
    The blame of those ye better
    The hate of those ye guard–
    The cry of hosts ye humour
    (Ah, slowly!) toward the light:–
    « Why brought ye us from bondage,
    Our loved Egyptian night? »

    Take up the White Man’s burden–
    Ye dare not stoop to less–
    Nor call too loud on Freedom
    To cloak your weariness.
    By all ye will or whisper,
    By all ye leave or do,
    The silent sullen peoples
    Shall weigh your God and you.

    Take up the White Man’s burden!
    Have done with childish days–
    The lightly-proffered laurel,
    The easy ungrudged praise:
    Comes now, to search your manhood
    Through all the thankless years,
    Cold, edged with dear-bought wisdom,
    The judgment of your peers.

    Ce poème de Kipling expose la futilité d’essayer d’aider ceux qu’il appelle les «sauvages». Vous y dépenserez toute votre énergie, tout votre argent, votre santé (et peut-être même mourir) et ça ne servira à rien.

    J'aime

  8. Dan dit :

    C’est exactement ce que je ne cesse de répéter depuis le premier attentat perpétré par ces barbares sur nos terres. Nous avons la démonstration du musulman modéré Chérif le chauffeur de taxi qui se transforme en djihadiste sanguinaire à la première occasion. Nous les « pieds noirs » nous connaissons parfaitement cette sale race qui pratique la taquya pour mieux endormir les bobos gauchos collabos. Combien de « modérés » chez nous (entre 15 et 20 millions) prêts à nous exterminer?

    J'aime

  9. Anonyme dit :

    ben oui ..cetait comme ca .en afrique du nord ..j etais gamin a l epoque ..et je revis dans mes cauchemards qui reviennent me hanter encore ..toute l horreur de la cruauté ..et je pleure malgré les annees passees…. comme un enfant a revivre ces atrocités ..

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s